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Le best-of des questions

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julien, le 17/03/2008 a écrit :
Bonjour Monsieur,

Je m'appelle Julien et je suis un etudiant de Paris 1 la Sorbonne en finance d'entreprise!!
Cette annee, j'effectue une cesure dans une entreprise " specialisee dans le financement credit bail en australie , a sydney exactement ( je suis stagiaire en tant qu' analyste credit).
Etant un lecteur de votre ouvrage "Fusions Acquisitions" je me permets de vous adresser ce mail afin de vous poser la question suivante.
En effet et je ne vais pas vous le cacher , il s'agit d'un des trois sujets au choix pour postuler au Master 225 Ingenierie financiere de Paris Dauphine.
le sujet est le suivant: " les difficultes de financement des LBO du fait de la crise des subprimes ont-elles un impact sur l'evaluation des cibles?"

J'y ai deja assez longuement reflechi: voici mes idees :

- montage des LBO : comment cela fonctionne...
- defiance des agence de credit avec l'abaissement des notes de rating donc avec un durcissement des conditions de credit pour les fonds de LBO etc.
- augmentation des taux d'actualisation qui abaisse la net present value.
-faire un resume de ce qui s'est passe sur le credit crunch depuis juillet 2007

Serait il possible dans la mesure de vos possibilites de me donner des references sur le sujet , des ouvrages a consulter ( l'anglais n est pas un probleme sachant que je suis a sydney) ou toutes autres sources d'informations?

Merci de votre comprehesion

Tres cordialement

Julien

Merci infiniment et pardonnez moi pour les accents mais je suis sur un clavier anglo-saxon.

Bonjour Julien et bravo pour votre stage à Sidney.
Le sujet de la corrélation entre la valeur et les spreads de crédit n'est pas nouveau et je vous encourage à lire les travaux de Catherine Lubosinski sur ce sujet qui démontre que les valorisations boursières sont très liées aux spreads de crédit qui sont eux même une mesure de la perception du risque par les créanciers.
De nombreux investisseurs obligataires d'une société prennent une position inverse sur le marché action de cette même société, les pertes liées à la hausse des spreads étant compensés par les gains sur actions vendues . Pour les LBO (en général non cotés) cet effet existe mais il est moins quantifiable.
Bon courage dans vos recherches.

Thomas, le 14/09/2007 a écrit :
Bonjour monsieur,

je me permets de vous écrire car j’ai quelques questions auxquelles je ne parviens pas à répondre:

1. Dans votre ouvrage, page 125, il est écrit: “Dans un secteur d’activité donné, il n’y a aucune raison de changer de ’Bêta E’ puisque la sensibilité au risque systématique sera la même .“
Je ne comprends pas bien ce que cela veut dire et ce que cela implique...
En effet, deux entreprise du même secteur n’ont pas nécessairement le même le Bêta E puisqu’elles ont des Actifs economiques différents à priori...

2. Je m’interrogeais aussi sur la création de valeur.
Dans la plupart des cas, pour une entreprise donnée, on observe que le ROCE est différent du “TRI Enterprise Value“ (free cash flows du DCF et investissement initial = prix payé aujourd’hui en termes d’EV) et différent aussi du TRI définit comme la somme des TRI des projets d’investissements de cette entreprise.
Cependant, le WACC reste bien le coût plancher auquel on compare le TRI d’un projet pour savoir s’il sera rentable.
Je voulais donc savoir, quand peut-on dire qu’il y a création de valeur ? Lorsque ROCE>WACC ou TRI>WACC ?

3. Enfin, quelle est la différence fondamentale entre ROCE et Roce ? Pour le Roce, on anticipe simplement les ReX pour les années à venir ?

Merci d’avance de vos réponses.
Cordialement.

1. le ße d’une entreprise représente la sensibilité de la valeur d’entreprise aux variations du risque systématique. Dans un secteur donné comme le luxe , les entreprises sont sensibles aux mêmes facteurs pouvoir d’achat, parité euro/dollar...dans les mêmes proportions et ce quelle que soient la taille respective et la composition de leur actif économique.

2.Je ne suis pas sur de comprendre votre notion de TRI ENtreprise Value. La différence entre la valeur actuelle des flux futurs d’une entreprise et le prix payé n’est pas un TRI mais une VAN qui peut être positve du fait de la mise en oeuvre des synergies industrielles et commerciales qui n’étaient pas anticipé dans le business plan stand alone de la cible. Il y aura bien création de la valeur. De l’autre côté l’ensemble des investissement fait par l’entreprise ont des TRI respectifs dont on trouve le reflet en calculant la rentabilité économique de l’ensemble de l’entreprise. Ils peuvent avoir des wacc différents car leur risque est différent compte tenu de leur nature ou de leur implantation géographique.En revanche la wacc du groupe est unique puisqu’il est imposé par les pourvoyeurs de fonds de l’entreprise compte tenu de leur perception globale des risques opérationnels et financiers.

3. Non ! le roce est la rentabilité attendue sur les prochaines années compte tenu des investissements programmés; Il ne s’agit donc pas seulement de la séquence des Rex mais il faut mettre en regard les investissements et amortissements futurs ainsi que la variation du BFR.